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Les temps forts de la liturgie

Chaque rituel construit son déroulement dans un temps qui lui est propre : il a sa durée, ses pauses, ses rythmes et ses moments de plus grande intensité, moments que les objets liturgiques permettent de construire, de baliser, d’accentuer ou d’amplifier.

Les temporalités vécues par le chrétien sont diverses : il y a le calendrier liturgique qui se déploie sur une année, les cycles ordinaires et les événements extraordinaires et enfin le rythme des prières quotidiennes.

Dans la liturgique chrétienne, l’ensemble des rites (célébrations eucharistiques, cérémonies publiques, etc.) se déploie sur une année, laquelle est rythmée par des cycles ou temps spécifiques : le temps de l’avent, le temps de Noël, le temps ordinaire, le temps du Carême, le temps de Pâques. Ce calendrier liturgique permet une commémoration et une actualisation de l’ensemble de l’histoire du salut. Certaines de ces périodes, comme les cycles de Noël et de Pâques, sont valorisées par des musiques spécifiques, par des couleurs particulières, par des vêtements de circonstance ou encore par des tentures et des effets de (dé-) voilement (comme le voile de carême, qui couvre les images et l’espace du sanctuaire le temps de la Passion).

Parallèlement au calendrier liturgique qui se déploie sur une année, la temporalité s’exprime aussi à travers la répétition des cérémonies du cycle liturgique ordinaire ou annuel, par rapport à laquelle tranchent fermement les cérémonies extraordinaires, comme les fêtes de canonisations, les pompes funèbres, etc.

Enfin, au sein des célébrations ordinaires, il faut distinguer la messe (avec ou sans célébration eucharistique) de l’office divin, appelé aussi « la liturgie des heures », qui consiste en un cycle quotidien de prières (psaumes et passages des évangiles) récitées à des moments précis de la journée (matines, laudes, prime, tierce, sexte, none, vêpres, complies) et chantées dans les cathédrales, collégiales ou abbatiales.