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Le calice et la patène

Sans le calice et la patène, la célébration eucharistique ne peut avoir lieu. Ils constituent les instruments du sacrement le plus important du catholicisme, celui qui rappelle le dernier repas du Christ.

Le calice  

Le calice est la coupe dans laquelle le célébrant consacre le vin après y avoir mélangé, avec une cuiller de calice, l’eau et le vin au moment de l’offertoire. Le vin devient par la consécration, le sang du Christ.

Utilisé dès les débuts du christianisme, il reproduit symboliquement la coupe dont s’est servi le Christ lors de la Cène. Composé à l’origine de matériaux modestes, il est réalisé en matériaux précieux à partir du Ve siècle : l’intérieur de la coupe – en contact avec la matière sainte – doit être dorée.

La typologie du calice demeure stable à travers le temps, celle d’une coupe sur pied avec tige pourvue d’un nodus – un nœud de préhension situé au centre de la tige. Le décor et les proportions du calice s’adaptent aux changements des besoins liturgiques et des évolutions du goût. Le modèle médiéval est composé d’une coupe évasée sans décor et d’un pied souvent polylobé prolongé dans les pans d’une petite tige prismatique. Tout en autorisant de nombreuses solutions intermédiaires, ce modèle fait place à partir du XVIe siècle à des modèles aux proportions plus élancées, composés d’un piétement circulaire, tandis que le décor envahit la fausse coupe.

La patène 

Allant généralement de pair avec le calice, la patène est le plat utilisé pour poser l’hostie avant et après la consécration ou pour en recueillir les parcelles.

De forme circulaire, le plat est composé de métal précieux (doré ou en or). On y trouve parfois une croix ou une représentation en lien avec l’eucharistie (agneau tenant l’étendard, symbolisant la Résurrection, calvaire, etc.).

Des vases sacrés et consacrés

En contact intime avec la matière sainte, ces vases sont dotés d’une sacralité qui leur est conférée par la consécration. L’objet n’est pas modifié dans son apparence, mais il est transformé par  « la grâce invisible ». Cette sacralité place le calice en haut de la hiérarchie des objets liturgiques et lui impose l’usage de matériaux précieux. La coupe du calice doit être dorée dans sa partie interne. De même, seules les personnes ayant reçu un degré suffisant peuvent toucher ces vases consacrés, parfois en évitant le contact direct des mains sur l’objet. Le manipule pouvait éventuellement être utilisé comme intermédiaire.

Par extension, la matière sainte qui est contenue dans le calice et la patène doit être protégée des souillures et des profanations. Les particules de l’hostie et du vin, le corps et le sang du Christ, ne peuvent se disperser ou tomber sur le sol. Toute une série de textiles liturgiques sont ainsi prévus pour éviter cette profanation. Lors du sacrifice de l’Eucharistie, le calice et la patène sont tous deux posés sur le corporal, une petite nappe carrée en lin (précieusement conservée dans une bourse) étendue par le célébrant au moment de l’offertoire. Le calice est protégé par le voile de calice, qui est doublé par la pale, sorte de carton carré recouvert de lin, pour empêcher toute impureté d’y tomber. Le purificatoire, simple linge blanc décoré d’une petite croix rouge, permet d’essuyer les lèvres du prêtre et le calice des particules de matière sainte.